Esclavage ou négritude

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Esclavage ou négritude

Message par greenshop le Ven 26 Juin - 21:15

Bonjour Emmanuel,

J'avoue n'avoir pas pensé au terme de "prostitution"... mais il est de fait que pour certains, ce n'est pas faux.
Qu'un fournisseur soit obligé de faire des "concessions" pour décrocher un marché, et devoir s'estimer content.
Le gouvernement fait des salamalecs aux autres pays pour vendre je ne sais quoi de l'entreprise X
L'entreprise X fait des salamalecs pour vendre je ne sais quoi au gouvernement, et pressure l'entreprise Y
L'entreprise Y veut avoir le marché de l'entreprise X, et va donc accepter d'être pressuré...
et va pressurer à son tour l'entreprise Z...

Le "patron" devient "client".
Quadrature du cercle...
L'entreprise X ou Y, ou Z, ont besoin du marché pour payer leurs employés (plus ou moins, certes, mais pour les payer quand même)
etc etc...

Comme quoi, ce n'est pas une question de couleur de peau.
avatar
greenshop

Messages : 1732
Date d'inscription : 06/11/2011
Age : 60
Localisation : De ci, de là

Voir le profil de l'utilisateur http://chroniquesenlignes.blogspot.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Esclavage ou négritude

Message par Emmanuel1 le Mer 24 Juin - 20:19

Bonjour, vous avez comparé le travail de salarié à de l'esclavage, moi, je l'avais comparé à de la prostitution : vendre son corps pour survivre... (et fermer sa g...). Cela concerne aussi les sous-traitants à leur compte...

Emmanuel1

Messages : 1
Date d'inscription : 24/06/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Esclavage ou négritude

Message par greenshop le Mar 9 Juin - 12:57

...il va de soi que je n'ai fait que pousser à son extrême l'esclavage d'il y a 1 siècle et demi et notre époque.
Il est évident qu'on ne peut comparer les mariages forcés d'entreprises à ceux qui se passent en Afrique ou autres pays sous-développés.
Il est évident qu'on ne peut comparer le travail forcé des enfants asiatiques à nos écoliers (qui d'ailleurs font tout pour ne pas aller à l'école)
Il est évident qu'on ne peut comparer les échanges et autres ventes d'esclaves à ceux de footballeurs.

Mais 
Ne peut-on comparer les employeurs ou maitres d'antan quand ils exigent une rentabilité extrême de leurs employés ?
Ne peut-on comparer les coups de fouets au stress ressenti parce-que les quotas fixés ne sont pas atteints ?
Ne peut-on comparer la crainte de l'esclave d'être d'être vendu à celle du licenciement de l'employé pour ces objectifs fixés mais non atteints ?
Ne peut-on comparer la cloche appelant les esclaves au travail -même à l'aube- à notre réveil (devenu, bien souvent l'alarme de notre téléphone portable) ? et ce, quelle que soit l'heure ?

Ne sommes nous pas devenus des esclaves modernes ?
avatar
greenshop

Messages : 1732
Date d'inscription : 06/11/2011
Age : 60
Localisation : De ci, de là

Voir le profil de l'utilisateur http://chroniquesenlignes.blogspot.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Esclavage ou négritude

Message par greenshop le Dim 7 Juin - 10:55

Mme Taubira, fille d'esclave. C'est pas moi qui le dis. C'est elle.

Madame, je rappellerai les définitions de l'esclavage (cf Wikipedia) et on va la faire simple :

  • La convention relative à l'esclavage (1926) de la Société des Nations dispose en son article premier que « L'esclavage est l'état ou condition d'un individu sur lequel s'exercent les attributs du droit de propriété ou certains d'entre eux ». L'article définit également la traite des esclaves comme « tout acte de capture, d'acquisition ou de cession d'un individu en vue de la réduire en esclavage; tout acte d'acquisition d'un esclave en vue de le vendre ou de l'échanger; tout acte de cession par vente ou échange d'un esclave acquis en vue d'être vendu ou échangé, ainsi que, en général, tout acte de commerce ou de transport d'esclaves. »

Acte d'acquisition, en vue de le vendre. C'est moche. Il est étonnant de voir qu'en 2015, les travailleurs se vendent aux plus offrants. C'est cool, ils choisissent eux-mêmes leurs maîtres.
Oh, ben tiens, il y a même des "échanges"... j'ai ouï dire que les clubs de foot en faisaient autant avec leurs joueurs.


  • L'Organisation internationale du travail a adopté en 1930 une définition du travail forcé que l'on peut rapprocher de celle de l'esclavage : « le terme travail forcé ou obligatoire désignera tout travail ou service exigé d'un individu sous la menace d'une peine quelconque et pour lequel le dit individu ne s'est pas offert de plein gré. »

Travail forcé sous menace d'une peine.
Oh oh oh... comment dire... cela me rappelle une chose qui s'appelle licenciement.


  • La convention relative à l'abolition de l'esclavage (1956) des Nations unies renvoie à la définition de la convention de 1926, en ajoutant en son article premier plusieurs « Institutions et pratiques analogues à l'esclavage » : servitude pour dettes, servage, mariage forcé, etc.

Mariage forcé.
Je rappelle qu'il existe toujours les mariages arrangés -histoire de réunir deux sociétés-.


  • L'OIT assimile le travail des enfants au travail forcé.

J'attends avec impatience le moment où les enfants allant à l'école soient assimilés à des esclaves. Quoique...ça a un peu commencé.
Jules Ferry s'en retournerait dans sa tombe.
Oh ben tiens, tant que j'y pense, nous avions Cosette ("Les Misérables" - Victor Hugo- 1862), pur reflet de la réalité française. Zut, elle était "blanche".
Pour rappel, abolition de l'esclavage aux Antilles (dont vous venez, Madame) : 1848.


  • L'esclave est un humain qui, même semblable (de race, d'origine ou de religion), est transformé en un « autre radical » à la « suite d'un processus de désocialisation, de déculturation et de dépersonnalisation faisant de lui une personne exclue des liens de parenté et ne pouvant les exercer sur ses enfants ».

Quel dommage d'être parfois obligés de déménager pour trouver du travail. Parfois même, certains sont obligés de partir la semaine et ne peuvent revenir chez eux que le week-end.


  • L'esclave « est possédé par son maître ». Olivier Grenouilleau préfère, à celui de « propriété », le terme de « possession » pour marquer la « dimension totalitaire de cette dépendance », le maître disposant de la personne de l'esclave et pas seulement de son travail : « L'État ou la puissance publique ne peut l'atteindre que par la médiation de son maître. ».

Youpiyéééé... employé-entreprise... surtout à notre époque de chômage ! 


  • « L'utilité quasi universelle de l'esclave », « des tâches les plus humbles et les plus déshonorantes jusqu'à de très hautes fonctions administratives et militaires ».

Cela nécessite-t-il un commentaire ? oups, vous êtes ministre. Et oui, vous "appartenez" à la France.


  • Quatrième caractère découlant des précédents, l'esclave « voit son humanité mise en sursis » : « Pouvant tour à tour être considéré comme une chose, un animal ou encore une machine, l'esclave demeure un homme, mais un homme frontière dont l'appartenance à la société des hommes dépend largement de la médiation de son maître ».

Rassurez-vous, Madame.... l'homme a toutes ses chances. Il sera bientôt remplacé par des machines qui feront le boulot à leur place. 


La différence n'est pas une question de couleur de peau.
La différence est dans le choix. Dans la liberté. 
Mais l'avons-nous encore ?
avatar
greenshop

Messages : 1732
Date d'inscription : 06/11/2011
Age : 60
Localisation : De ci, de là

Voir le profil de l'utilisateur http://chroniquesenlignes.blogspot.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Esclavage ou négritude

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum