Colonialisme, repentance, y a-t-il responsabilité, culpabilité, ou non-lieu?

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Re: Colonialisme, repentance, y a-t-il responsabilité, culpabilité, ou non-lieu?

Message par kapelle03 le Mer 21 Nov - 11:17

Je ne rajouterai qu'une chose au dernier texte : quel était l'état de l'Algérie avec les français et dans quel état est-elle avec son indépendance ? le constat ne demande aucun commentaire !
Les colonisés se sont battus pour leur indépendance, et aujourd'hui viennent en France avec l'espoir de devenir français ??!!... et les différents politiciens le souhaitent grandement. Cherchez l'erreur !

kapelle03

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Une lecture de l'histoire de l'Algérie.

Message par Admin le Mer 21 Nov - 7:38

Reçu hier.

"La France a été accusée par M. ERDOGAN, Premier Ministre turc, d’avoir commis un génocide en Algérie ; Quant à François HOLLANDE, il souhaite la repentance. Il souhaite donc que la France s’excuse.
Rappelons tout d’abord au candidat socialiste que
l’identité algérienne n’a jamais existé avant 1830
L’Algérie, c’était le Maghreb, de la Libye au Maroc. Les populations qui y vivaient, d’origine phénicienne, berbère et romaine, étaient avant le 8ème siècle, pour la plupart, chrétiennes
Ce sont les arabes, nomades venant du Moyen Orient qui ont envahi le Maghreb et converti de force, par le sabre et la torture, toutes ces populations.
Puis les turcs
envahirent le Maghreb pendant 3 siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en esclavage, les laissant se battre entre elles, prélevant de force la dîme et… ne construisant RIEN, et ce, volontairement. permettant ainsi un trafic d’esclaves chrétiens.
Vous n’êtes pas sans ignorer, Monsieur HOLLANDE, qu’au 16ème siècle, 30 000 esclaves étaient maintenus enchaînés à Alger. Ce sont les beys d’Alger (nommés par les turcs) qui se maintenaient par la ruse, la force et c’est bien ceux de Constantine qui se vantaient (n’est-ce pas?) d’avoir fait trancher 12 000 têtes pendant leur règne ! Le saviez-vous ?
Et il faudrait donc que la France s’excuse ?
S’excuser de quoi ?
s’excuser d’avoir débarqué à Sidi Ferruch en 1830 pour chasser le colonisateur ottoman, détruire ses repaires, libérer ses esclaves, affranchissant ainsi de votre joug les tribus berbères et arabes
s’excuser d’avoir fait soigner toutes ces populations dès 1830 par des médecins militaires français, amenant ces populations du Maghreb chiffrées à moins d’un million en 1830 à plus de 10 millions en 1962 !
Car ce sont bien les services de santé militaire qui ont ouvert des centres de soins à la population civile et qui consultaient gratuitement la population. Savez-vous qu’en 1962 on comptait plus de 160 hôpitaux dans le pays et que la faculté de médecine d’Alger était la 2ème de France ?
s’excuser d’avoir respecté la langue arabe et la religion musulmane. Ce que n’avaient pas fait les arabes forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués.
s’excuser d’avoir drainé, asséché, fertilisé un sol à l’abandon depuis des siècles, et ce au prix de nombreuses vies,
Car il faut savoir qu’en 1830, à l’arrivée des français, l’agriculture en était restée au Moyen-Age et il faudrait s’excuser d’avoir créé une agriculture riche, prospère, exportatrice, d’avoir fait de la Mitidja le grenier à fruits et légumes de l’Algérie quant aujourd’hui on sait que ce pays doit importer la plupart de ses produits car cette immense plaine a été transformée en friche industrielle… ! Et il faudrait aussi demander pardon pour les nombreux établissements de formation agricole extrêmement performants qui fournissaient jusqu’en 1962 des cadres à tous niveaux ?
s’excuser d’avoir résolu le problème de l’eau dont dépendait l’avenir de ce pays. C’est bien l’armée française qui dès 1830 domestiquait les oueds, constituait des réserves d’eau, créait un réseau de canaux d’irrigation, stabilisait les sols. Et il faudrait demander pardon pour ce pays qui fut entièrement irrigué, assaini et où la plupart des villes et des villages étaient alimentés en eau potable par les pieds-noirs et tout cela fut aussi possible grâce à la construction de 12 barrages ?
s’excuser d’avoir créé un réseau routier de 54 000 kms, d’avoir construit 23 ports, 23 aéroports, 34 phares. D’avoir installé des bureaux de poste dans tout le pays, et d’avoir essaimé le territoire de milliers de kilomètres de chemin de fer
s’excuser d’avoir multiplié les écoles sur tout le territoire, d’avoir alphabétisé, d’avoir enseigné les règles d’hygiène et les principes médicaux fondamentaux, ce qui a fait dire à l’écrivain kabyle Belkacem Ibazizen : « la scolarisation française a fait faire aux arabes un bond de 1000 ans ».
Alors oui, Monsieur HOLLANDE,de tous les peuples qui sont passés en Algérie, seuls les Français ont laissé un bilan positif.
Les vandales n’apportèrent rien au pays sinon la désolation,
Les arabes apportèrent la religion islamique mais n’apportèrent rien de la brillante civilisation de Damas.
Quant aux Turcs, ils firent régresser ce pays sur tous les plans et c’est bien l’état moyenâgeux couplé à une piraterie intense qui incita la France à intervenir.
Alors oui !, je dirai, à l’instar de Ferrat Abbas : « La France n’a pas colonisé l’Algérie, elle l’a fondée. »
Alors pour toutes ces raisons,
Il faudrait plutôt, Monsieur HOLLANDE qu’avec tous ceux qui parlent de génocide et de repentance, ce soit vous
qui demandiez repentance à l’Algérie pour ce million de français qui ont abandonné leur pays pour ne pas être égorgés (la valise ou le cercueil)
qui demandiez repentance à l’Algérie pour ces 150 000 harkis, sauvagement torturés puis assassinés,
qui demandiez repentance à l’Algérie pour ces milliers d’européens tués ou disparus à Oran, le 5 juillet 1962, pour ces 200 000 algériens tués pour avoir refusé le parti unique,
qui demandiez repentance à l’Algérie pour le terrorisme aveugle, les égorgements, les attentats, les crimes gratuits,
Certes, il y eut la guerre entre les deux camps et il n’est pas question de dire qu’il n’y eût pas d’exactions du côté français comme du côté algérien et on peut regretter que l’indépendance fut bâclée pour les pieds-noirs et aussi pour les algériens. Cela aurait évité le « génocide » des harkis, des moghaznis, des européens à Oran et l’immigration de tant de pauvres algériens qui quittèrent leur pays pour la France et qui le quittent toujours !
Monsieur HOLLANDE, nous devons vous rappeler que l’Histoire est un TOUT. Oserez-vous demander aux arabes du Maghreb un acte de repentance pour les 8 siècles de l’occupation musulmane en Espagne, ainsi qu’aux turcs, pour les 3 siècles de colonisation en Algérie.
Pour ma part, jusqu’au bout :
je prendrai position contre une repentance de la France,
je continuerai à me battre pour que soit reconnu comme un crime d’État l’abandon de 150 000 harkis aux mains des égorgeurs et des 200 000 français enlevés ou assassinés le 5 juillet 1962
et aussi pour que disparaisse définitivement de notre calendrier la honteuse commémoration du 19 Mars 1962.
Monsieur HOLLANDE, remisez votre soutane de pénitent ! Ce n’est pas en perdant Marianne qu’on devient Président de la République."
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Re: Colonialisme, repentance, y a-t-il responsabilité, culpabilité, ou non-lieu?

Message par Admin le Dim 14 Oct - 10:16

Ca tombe bien! Ce midi sur la 3 Taubira dit l'exigence de réparations aussi bien dans les anciennes colonies qu'à l'égard des populations en France... sous forme de politiques collectives.
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Re: Colonialisme, repentance, y a-t-il responsabilité, culpabilité, ou non-lieu?

Message par greenshop le Sam 13 Oct - 16:12

Ah... saletés de colonialistes... Very Happy
Je ne connais pas l'histoire de l'Algérie etc... par contre, celle des Antilles, oui. Les Arawaks, etc etc.

Lorsque j'entends un antillais (puisqu'il faut prendre des pincettes avec les mots qu'on emploie...) dire à un blanc (là, je peux le dire franchement !) "ici, je suis chez moi, casse-toi", ça me fait doucement rigoler...
Si on fait la comparaison...
1. Ils sont nés l'un et l'autre dans le même pays
2. Ils parlent tous les deux la langue du pays (en l'occurrence, le créole)
mais...
des deux... qui est arrivé le premier ? même si le premier a eu "tort" d'aller chercher le second en Afrique...

Mais je m'égare, je m'égare... Evil or Very Mad




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Colonialisme, repentance, y a-t-il responsabilité, culpabilité, ou non-lieu?

Message par Admin le Ven 12 Oct - 15:05

Je crois que les fondements des problèmes actuels autour des migrations et des relations entre la France et les ressortissants de ses anciennes colonies sont bien posés à l'époque où les extraits ci-dessous ont été produits, extraits de textes qui dessinent les politiques qui vont accompagner les colonisations françaises post-révolution. Plus loin, on peut étudier les colonisations plus anciennes. Bien sûr encore plus en profondeur, il faudrait étudier comment s'est forgée l'âme humaine au fur et à mesure que le cerveau grossissait pour comprendre les ressorts de l'activité des hommes, sa propension à dominer: agression ou stratégie de survie? Mais déjà cette approche remet en perspective tout ce qui est dit de nos jours sur le sujet.

Un autre volet, à ouvrir dans un autre sujet, serait de raconter l'histoire des pays colonisés et de ces peuples avant nos intrusions coloniales. Si quelqu'un veut s'y coller...
Very Happy

"L'impérialisme français : Civilisation et revanche.

"La connaissance de notre histoire et de nos aptitudes nationales démontre jusqu'à l'évidence que la France a reçu le mandat de révolutionner le monde."

Dr Bodichon, Etudes sur l'Algérie et l'Afrique.



"Un pays comme la France, quand il pose le pied sur une terre étrangère et barbare, doit-il se proposer exclusivement pour but l'extension de son commerce et se contenter de ce mobile unique, l'appât du gain ? Cette nation généreuse dont l'opinion régit l'Europe civilisée et dont les idées ont conquis le monde, a reçu de la Providence une plus haute mission, celle de l'émancipation, de l'appel à la lumière et à la liberté des races et des peuples encore esclaves de l'ignorance et du despotisme. Eteindra-t-elle en ses mains le flambeau de la civilisation vis-à-vis des ténèbres profondes de l'Annam ?"

Francis Garnier, futur conquérant du Tonkin, La Cochinchine française en 1864 , E. Dentu éd., 1864, pp. 44-45
(cité par Jacques Bouillon et coll., Le XIXe siècle et ses racines , histoire/seconde, Bordas, Paris, 1981, p. 347)

http://icp.ge.ch/po/cliotexte/xixe-et-xxe-siecle-colonisation-et-imperialisme/colonisation.colonies.2.html "

"Extrait des débats du 28 et du 30 juillet 1885[modifier]
Jules Ferry prononce un discours dont Charles-André Julien a pu dire qu'il était « le premier manifeste impérialiste qui ait été porté à la Tribune »10.
Ferry illustre les présupposés du racisme sous la IIIe République
« Messieurs, il y a un second point, un second ordre d’idées que je dois également aborder (...) : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. (...) Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. (...) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. (...) Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l'histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l'esclavage dans l'Amérique centrale, ils n'accomplissaient pas leur devoir d'hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s'acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation.»

La réponse de Georges Clemenceau, le 30 juillet 1885
« Voilà, en propres termes, la thèse de M. Ferry et l'on voit le gouvernement français exerçant son droit sur les races inférieures en allant guerroyer contre elles et les convertissant de force aux bienfaits de la civilisation. Races supérieures ! Races inférieures ! C'est bientôt dit. Pour ma part, j'en rabats singulièrement depuis que j'ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d'une race inférieure à l'Allemand. Depuis ce temps, je l'avoue, j'y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation et de prononcer : homme ou civilisation inférieure ! (...)
C'est le génie de la race française que d'avoir généralisé la théorie du droit et de la justice, d'avoir compris que le problème de la civilisation était d'éliminer la violence des rapports des hommes entre eux dans une même société et de tendre à éliminer la violence, pour un avenir que nous ne connaissons pas, des rapports des nations entre elles. (...) Regardez l'histoire de la conquête de ces peuples que vous dites barbares et vous y verrez la violence, tous les crimes déchaînés, l'oppression, le sang coulant à flots, le faible opprimé, tyrannisé par le vainqueur ! Voilà l'histoire de votre civilisation ! (...) Combien de crimes atroces, effroyables ont été commis au nom de la justice et de la civilisation. Je ne dis rien des vices que l'Européen apporte avec lui : de l'alcool, de l'opium qu'il répand, qu'il impose s'il lui plaît. Et c'est un pareil système que vous essayez de justifier en France dans la patrie des droits de l'Homme !
Je ne comprends pas que nous n'ayons pas été unanimes ici à nous lever d'un seul bond pour protester violemment contre vos paroles. Non, il n'y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures. Il y a la lutte pour la vie qui est une nécessité fatale, qu'à mesure que nous nous élevons dans la civilisation nous devons contenir dans les limites de la justice et du droit. Mais n'essayons pas de revêtir la violence du nom hypocrite de civilisation. Ne parlons pas de droit, de devoir. La conquête que vous préconisez, c'est l'abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les civilisations rudimentaires pour s'approprier l'homme, le torturer, en extraire toute la force qui est en lui au profit du prétendu civilisateur. Ce n'est pas le droit, s'en est la négation. »
Le point de vue de Clemenceau à cette époque lui est propre, bien que Victor Hugo ait exprimé un souci voisin, mentionnant que comme le tutorat d'un mineur, la colonisation ne saurait se considérer que temporaire11; si les avis diffèrent quant à la colonisation pour des raisons économiques (la colonisation rapporte-elle ou non de l'argent ? Faut-il financer des guerres pour des territoires africains — ou asiatiques ? Ne vaut-il pas mieux investir en France au lieu de gaspiller notre argent chez des peuples n'ayant rien fait pour nous quand ils étaient riches et nous pauvres ?), le débat sur la supériorité de la civilisation des Lumières ou sur les droits de l'homme, n'auront lieu que plus tard, après la Grande Guerre principalement. En 1885, la génétique n'existe pas encore, la statistique est embryonnaire, et la notion de race est l'objet de conjectures (Gobineau). Les lettrés constatent que les populations européennes ont atteint un degré de développement encore inconnu des autres. Clemenceau, perspicace, comprend que ces théories servent de prétexte à justifier une politique propice au pillage qui va donc rapidement se montrer contraire aux droits de l'homme. Isolé à cet égard au sein de la gauche républicaine, il rejette le processus de colonisation, mais pour une raison bien différente du « Nous d'abord » caractérisant les positions de Thiers et d'une partie de la droite (Louis Calla, Edgar Raoul-Duval), et des motifs de morale chrétienne des monarchistes (Louis Adhémar de Guilloutet), encore nombreux à cette époque, qui reprochent à la République de ne pas protéger les Missionaires (Reproche aussi évoqué par le député d'extrême-gauche Emile Vernhes), alors qu'elle envisage une politique coloniale, mais aussi de prendre le risque d'une guerre (Paul de Cassagnac, Baudry d'Asson)
Peu d'hommes politiques de l'époque, quel que soit leur bord, remettent en question l'idée de supériorité européenne (l'Amérique n'en étant vue que comme une excroissance). La droite, illustrée par Thiers, réclame que l'on réserve l'argent épargné par les Français à des travaux de développement de la France. La gauche se préoccupe davantage de questions humaines comme la médecine, la vaccination, l'hygiène, l'éducation, la lutte contre les féodalités en place et les superstitions, mais critique elle aussi Jules Ferry sur les points économiques.(...)
Les grands intellectuels de l'époque étaient favorables à la colonisation, qui permettait selon eux de faire avancer les peuples « en retard ». Victor Hugo défend la politique de Jules Ferry au nom des droits de l'homme ; cela n'a rien d'un paradoxe si l'on suppose que le blanc est « plus en avance » : il a alors un devoir de civiliser, d'apporter l'évolution aux peuples moins développés, comme jadis les Romains aux Gaulois, exemple cher à Ferry). Hugo insiste sur le fait que la colonisation ne doit être que temporaire, et que la France doit savoir s'effacer ensuite comme un tuteur qui a rempli son rôle.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ferry

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