Mon choix.

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Re: Mon choix.

Message par kapelle03 le Sam 28 Avr - 8:52

Mab, si tu coulais, tu prendrais un peu de profondeur

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Re: Mon choix.

Message par greenshop le Ven 27 Avr - 22:47

Oh, ben ça va...je suis rassurée... nous sommes plusieurs... Very Happy

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Re: Mon choix.

Message par mab31000 le Ven 27 Avr - 22:45

T'en fais pas , je sais nager Wink
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Re: Mon choix.

Message par greenshop le Ven 27 Avr - 22:16

mab31000 a écrit:Matelot , il ne te rest plus qu'à ramer avant d'être obligé d'écoper alien
et toi avec...

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Re: Mon choix.

Message par mab31000 le Ven 27 Avr - 21:52

Matelot , il ne te rest plus qu'à ramer avant d'être obligé d'écoper alien
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Re: Mon choix.

Message par kapelle03 le Jeu 26 Avr - 9:00

J'avais pensé que le duel du second tour serait entre Sarkozy et LePen : j'ai perdu... Il sera entre Sarkozy et Hollande...
Mais, quel qu'en soit l'issu, il n'y aura aucun changement.
Tous deux sont des candidats du système, c'est à dire partisans que les marchés dictent leurs lois. (Hollande est allé à la City pour amadouer les banquiers et a envoyé un émissaire à Washington pour réconforter le yankee).
Aucun ne veut remettre en cause Bruxelles, ni n'a l'intention de modifier la Loi de 73 (les prêts des états auprès des banques privées).
Ils veulent plus d'immigration (Sarko ayant dit tout et son contraire, mais n'ayant jamais appliqué de décisions hier qu'il voudrait demain...), donc favoriser un chômage structurel pour le plus grand bonheur de grand patronat...
Aucun ne veut quitter l'Otan, et chacun s'accorde à plus de mondialisation encore...
Pour la politique étrangère, ils sont absolument d'accord sur le fond : le néant.

Par contre, qui va l'emporter ?... J'avoue avoir beaucoup de mal à discerner le vainqueur.
L'un et l'autre ont besoin de voix du FN pour gagner. Mais, si l'un en fait trop pour récupérer ces égarés, aussitôt il est diabolisé soit par ses adversaires, soit par son propre camp... Donc, le flou le plus absolu pour cette question.
Puis, veulent ils vraiment gagner ?... Celui qui prendra la présidence est mort pour un quelconque avenir : il ne pourra jamais réaliser ses promesses, et ensuite, étant ligoté par la dette publique, les traités européens et internationaux, par le social intérieure qui doit absolument être en paix, par des lobbies, par des communautés de plus en plus puissantes et exigeants (musulmans d'un côté et Qatar de l'autre, par exemple), etc... qu'en prenant la présidence, il monte à l'échafaud.
De plus, pour 2017, ce sera le camp adverse qui prendra les rênes, suite aux échecs successifs du président en place. Et Coppé ou Montebourg souhaitent vraiment être présidents, tout comme LePen et Mélenchon (ce qui explique que ce dernier n'apporte pas un soutien franc et massif à Hollande, ni d'ailleurs tous les grands ténors du PS)...
De toute façon, nous sommes sur un bateau à la dérive, avec une mer agitée, et sûr, que beaucoup d'entre nous, boiront la tasse, car nos capitaines ne sont pas de la race des seigneurs, ceux qui sont les premiers dans l'adversité !... Autrefois, le capitaine pensait d'abord à son équipage avant de penser à lui... Aujourd'hui, ils pensent d'abord à eux, et bien après, pieds sur la terre ferme, ils ont une pensée légère pour le fier équipage qui a sombré, malheureusement. Sont même capables de verser une larme pour faire bonne figure, pour faire croire qu'ils étaient fiers capitaines...

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:D

Message par greenshop le Ven 20 Avr - 21:28

Je ne fais que faire un copier-coller... merci à toi Zenji ! (dommage que tu ne viennes pas plus souvent ici...) mais je trouve ça tellement excellent...

"Il est 3 heures du matin et brusquement je me réveille en m'exclamant "Mais bon sang mais c'est bien sûr, une élection présidentielle c'est l'inverse d'un référendum" !

Non non je vous rassure la veille au soir je n'avais pas fumé de la mauvaise moquette. Expliquons-nous. A un référendum la question posée est toujours "oui OU non", à une élection présidentielle, c'est "oui ET non"! Vous suivez ? Non ?

Imaginons un instant - au hasard - que je sois de gauche, je sais donc à qui je vais dire NON, mais pour qui je vais voter OUI alors c'est là que ça se corse comme aurait dit Napoléon ( pas le nôtre, le premier) ! Car j'ai le choix entre plusieurs oui, ce oui-ci ou ce oui-là ou peut-être encore ce oui-extrème. J'ai ouï dire qu'il y avait les oui-utiles et puis les autres qui ne le sont pas ou beaucoup moins. Je ne savais pas qu'il y avait une hiérarchie dans les oui ! Si oui pourquoi voter alors ? Non, vous n'êtes pas d'accord ?

Bon alors reprenons : je vais donc prendre ce oui-ci parce qu'on me dit qu'il est utile mais pourtant il y a des choses qui me plaisent bien dans ces oui-là aussi. Alors comment fais-je ? On m'a dit aussi qu'à une élection présidentielle on ne pouvait pas panacher. Dommage car je prendrais bien la tête de ce oui-ci pour la mettre sur les épaules de ce oui-là !

Bon, tant pis revenons à nos moutons.

Le non c'est sûr, pas question, c'est déjà ça ! "Non mais ça va pas, je ne vais quand même pas voter pour un non qui nous en a fait baver pour un oui ou pour un non !" Imaginons que je vote pour ce oui-ci mais que je préfère ce oui-là j'aurais un peu l'impression de me trahir mais je me rassurerai en me disant que si j'avais voté pour ce oui-là, le oui-ci n'aurait peut-être pas passé le premier tour et j'aurais eu le non dont je ne voulais pas ! Logique non ?

Et puis à l'inverse, si je vote pour ce oui-là, je peux peut-être renforcer ce oui-ci si les autres votent pour l'autre oui ! Et ainsi je n'aurais pas le non ! Vous suivez toujours oui ? Oui mais c'est risqué quand même, parce que si beaucoup de monde vote pour ce oui-là, ce oui-ci ne sera peut-être pas présent au deuxième tour et ce oui-là non plus. Et là, patatras on aura tout gagné.. ou plutôt tout perdu.

Cruel dilemme. Ce serait quand même plus facile si on votait d'abord pour le deuxième tour, vous ne croyez pas ?

D'ailleurs il est beaucoup plus simple d'être pour un oui-extrême, c'est ce oui-ci ou rien... car dans le cas où ce oui-ci ne passerait pas, on ne voterait pas tout simplement au deuxième tour puisqu'on avait dit que c'était ce oui-ci ou rien... Sauf bien évidemment si le risque d'avoir le non est trop grand alors là on votera pour ce oui-là, le"oui-utile" mais avec des pincettes, honneur oblige !

Mais là où l'exercice est le plus facile c'est pour un centriste de gauche ! Car un centriste de gauche ça dit oui-mais et ça ne vote jamais pour un oui-extrême alors il n'a pas d'autre choix que de voter pour ce oui-ci même si dans le non-là d'en face il y a aussi des choses qui l'attirent. Si vous êtes de droite ou centriste de droite, tous ces raisonnements marchent aussi pour vous, il suffit seulement de mettre un autre nom sur le non et le tour est joué!

Quant aux "vrais" centristes, ceux qui ne veulent ni du oui ni du non ni du ni oui ni non auront quand même à choisir entre un oui-non, un non-oui, un oui-oui ou un non-non, je les plains de tout mon cœur !

Voyez comme en République les choses bien expliquées sont simples. Alors vous vous décidez, oui ou non ? En conclusion, comme dirait Raymond Devos duquel je me suis inspiré "Voter c'est pas rien, si on vote rien ça vaurien"

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Re: Mon choix.

Message par intothewind le Mer 28 Mar - 12:58

Si il s'était présenté , j'aurais attentivement suivi les propositions et programme de JP Chevènement.
Alors je vais voter N.D.A. , parce que je juge la situation urgente , parce qu'il est le seul hormis M.L.P à proposer que nous sortions de l'escroquerie européenne , et parce qu'il est le seul à vouloir réguler ses effets inhérents , notamment le mondialisme.
Et au second tour , selon toute probabilité , je voterai blanc.
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Re: Mon choix.

Message par kapelle03 le Mar 27 Mar - 17:07

Pourquoi je ne voterai pas...
Les raisons non politiques sont nombreuses, celles qui le sont, bien plus profondes. Ma question : pourquoi et pour quoi voter ?
D'une part je ne vote plus depuis que la souveraineté du peuple n'a plus été respectée, c'est à dire que la décision du peuple a été bafouée, et ce, avec la constitution européenne. Mais cela ne veut pas dire que je me désintéresse du discours politique, loin s'en faut. Et d'autre part, aucun des candidats n'est à ma convenance, aucun n'ayant un véritable programme politique, mais davantage des méthodes de gestion d'une entreprise qui aurait pour nom France.
Je ne retiendrais pas l'aspect "blingbling" si je devais faire un choix, car ceci n'est pas foncièrement "politique" malgré cette conviction qui m'est chère : le style fait l'homme.

Le Président sortant n'a pas amélioré la situation de notre pays : au contraire, il n'a fait que l'empirer. Mais il est des domaines bien plus graves que les seuls financiers, lesquels ne sont pas irrémédiables.
En n'acceptant pas la décision du peuple envers la constitution européenne, il a effacé d'un revers de main la souveraineté de celui-ci, et de ce fait, n'a pas respecté la constitution française dont il est le garant.
En écoutant les doléances de l'une des parties dans le gang des barbares, et en exigeant au parquet de revenir sur sa décision, le chef de l'état n'a pas respecté l'un des fondements de la démocratie, à savoir, la séparation des pouvoirs.
En acceptant une immigration (positive) de 200000 individus (soit un million de personnes supplémentaires en 5 ans), il met en place une politique pour un véritable changement de peuple de notre pays, qui d'européen, s'achemine vers un métissage culturel, traditionnel, civilisationnel, et qui peut devenir conflictuel dans le temps (dans le doute, abstiens toi... et le problème du communautarisme se posera d'une façon ou d'une autre).
D'indépendance et de souveraineté, ce qu'a toujours voulu De Gaulle pour notre pays, Sarkozy a choisi délibérément le contraire, avec l'intégration de l'Otan et le non respect des résultats d'un référendum, c'est à dire dépendance et abandon de notre souveraineté.
En étant : partisan du refus d'un référendum en Grèce, partisan que l'Irlande vote par deux fois son choix européen (qui doit absolument correspondre à celui de Bruxelles), en acceptant que les dirigeants (anciens hauts cadres de Goldman Sachs) de la Grèce (encore elle) et de l'Italie soient nommés par le FMI, la BCE, entérinés par l'UE, et refusant un référendum pour le prochain traité qui doit être signé très prochainement (si ce n'est déjà fait) au motif que trop compliqué pour une bonne compréhension pour le peuple, il bafoue ouvertement encore ce principe de souveraineté et la démocratie... En d'autres termes, les peuples européens n'ont plus la liberté de choisir leur destin. Le Hongrie en est un exemple.
En intervenant en Côte d'Ivoire, en Libye, en demandant une intervention de l'ONU en Syrie, en menaçant l'Iran, il fait preuve d'une volonté d'ingérence chez autrui... ce qui est le contraire du droit international et du respect de la souveraineté et de l'intégrité des pays.

Pour l'Europe, en accord avec les autres états membres, il a favorisé l'implantation de bases de défenses américaines (face à la Russie, à la Chine, à l'iran) avec les boucliers anti-missiles, c'est à dire accepter la stratégie militaire américaine contre la Russie, la Chine ou l'Iran... L'Europe doit elle être partisane avec un risque belliciste en se marquant pro-américaine ou doit elle sauvegarder sa neutralité, donc indépendante et forte ?...
Sur la politique intérieure, on pourrait mettre à son actif "la réforme des retraites" qui n'en est pas une car bien trop tardive, les principaux problèmes étant un vieillissement de la population, un allongement extraordinaire de l'espérance de vie, et surtout une diminution inquiétante du nombre de cotisants... qui pour être résolue, demandera davantage d'immigrés, ce qu'il veut réduire... Inutile de souligner l'état lamentable et catastrophique de nos différents secteurs publics... Privatiser l'ensemble ou certains, sera favoriser la fracture sociale entre ceux qui ont les moyens et ceux qui ne les ont pas... (pour l'université, il en est de même : choisir entre les moyens financiers de l'étudiant ou ses capacités intellectuelles... pour l'avenir d'un pays, la réponse va de soi).
(Pour la politique de la territorialité, le personnage clef est le préfet, nommé directement par l'exécutif, et ayant tous les pouvoirs. Donc quelle réforme et en quoi une conformité avec les directives européennes ?).

Pour le candidat Hollande, il en est de même. Sur ces différents points, il n'a dit mot. Quand il ne se prononçait pas en faveur de l'un d'eux, il s'abstenait (et pas du tout pour les mêmes raisons que moi !)... c'est à dire ne prenait pas position pour ne froisser personne, s'entendre avec tout le monde, et surtout ne pas s'élevait contre. Donc, tacitement, il accepte cette politique étrangère. Sur le plan intérieur, il gérerait (selon son programme) avec quelques variantes mais sans grand changement. Plus simplement, c'est un Sarkozy avec une étiquette socialiste.
De même, avec l'affaire DSK, il a fait preuve d'un aveuglement atterrant sur le comportement du personnage, qui était tout de même censé représenter son propre courant politique... c'est à dire, encore une fois, un homme qui n'affirmera jamais sa position, ses convictions, sa détermination, donc celles de la France (s'il était élu) dans un monde où nous sommes déjà soumis aux décisions d'autrui (UE, USA...).

Pour Mélenchon, mouvance politique s'affirmant au fil des jours, il ne pourra appliquer son programme sans l'appui d'une très grande majorité de français, car il va à l'encontre des intérêts de bien d'autres pays, à commencer par ceux de Bruxelles... et surtout ceux des banques.
Le Pen ne sera jamais présidente. Et son programme ne peut être appliqué pour les mêmes raisons que celles pour Mélenchon. Sortir de l'euro nous isolerait, et si l'euro ne doit pas rester une monnaie unique, il faudrait mieux y penser comme monnaie commune, mais surtout ne pas lui tourner le dos, ce qui arrangerait bien le dollar. Et l'euro n'est pas fondamentalement le responsable de nos maux : il en est une cause partielle, et aussi une conséquence. C'est plutôt la construction de l'Europe, vaste marché d'échanges, sans protection, ouvert aux quatre vents, conglomérats de pays divers et inégaux, où la monnaie européenne n'est pas acceptée par tous les membres, et où les intérêts nationaux (et surtout financiers) sont bien plus présents et puissants que les intérêts européens (sauf, bien entendu, quand ceux-ci se confondent avec ceux-là)...

Pour ne pas conclure : peu importe le pion. Il sera soumis aux volontés politiques de ses supérieurs (UE, FMI, BCE, créanciers...) et devra appliquer la politique qu'ils désirent. Quand on a 1700 milliards de dettes, on n'a pas beaucoup les moyens d'imposer sa volonté... qui elle, fait cruellement défaut chez nos candidats, et en Europe, qui a grand besoin de gagner enfin sa Liberté.

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Re: Mon choix.

Message par greenshop le Lun 26 Mar - 20:58

Ben moi, je suis ennuyée.
Je procède par élimination... et c'est vrai que ça va finir par faute de grives...
Sarkozy ne me plaisait pas, j'ai quand même voté pour lui en 2007, parce que je trouve que c'est un type brillant, et que j'ai cru en ce qu'il disait (comme beaucoup d'entre nous...).
La situation est ce qu'elle est.
Au niveau politique intérieure, il est loin d'avoir tout fait comme il l'avait promis. D'un autre côté, c'est le seul à avoir réellement fait des réformes, qui étaient nécessaires... tout en sachant qu'elles étaient parfaitement impopulaires. Donc, qu'il y aurait un retour de bâton. Je trouve que c'est couillu. Et jusqu'à présent, on n'avait jamais eu.
Au niveau politique internationale, compte tenu des vaguelettes auxquelles nous avons eu droit, pendant 4 ans, je crois sincèrement qu'on s'en est pas mal tirés... et je crois que ça a été reconnu par les autres états. Même l'Allemagne.
Au niveau de la personne, s'il est brillant (et je le maintiens) ça a été un con dans son comportement. Et il s'est tiré des balles dans le pied (les pieds Rolling Eyes ). Il est possible -je dis bien possible- que s'il n'avait pas fait toutes ces "boulettes", de bling-bling et autres dérapages verbaux, tout se passerait bien. Ou moins mal. L'image des français de Sarkozy est "président bling-bling", et c'est systématiquement ce qui ressort dans chaque discussion, dès qu'on parle de sa politique. Or, ce n'est pas ça qu'on doit juger.

Maintenant, si on regarde la palette des candidats... comme d'habitude, on a droit à des promesses (normal, ce sont les élections...) Mais il faut quand même rester réaliste et essayer de garder les pieds sur terre. Et je te rejoins assez sur ce point.
Le Pen ? non. Même pas en rêve. En plus, au niveau économie, ça se pose là...
Mélanchon ? ah lui, pour le coup, en voilà un qui gueule ! et c'est bien ! et qu'il continue ! ça secoue les puces à tous nos politicards ! cela étant, une fois au pouvoir... faudrait qu'il la mette en veilleuse... il n'est pas tout seul.
Hollande ? peut-être qu'il ne serait pas mal en politique intérieure. Extérieure ? nul. Mais intérieure... mais le coup d'annonce pour les impôts à 75%, en disant juste après que ça ne rapporterait à rien... ça ça me débecte. Il a dit ça juste pour frapper les esprits. Poudre aux yeux. Alors, le reste... bien possible que ça le soit aussi.
Bayrou ? entre les deux son coeur balance... mais à force d'être assis le cul entre deux chaises, il va finir par terre, et nous avec.
Total...






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Message par Admin le Lun 26 Mar - 13:27

Un itinéraire d'électeur.

Voilà, je crois avoir définitivement décidé pour qui je vais voter. Les cinq années du mandat ont passé, je fais le bilan sur des critères qui ne sont pas forcément ceux en vogue dans les médias publics ou sur le forum.

Avant je veux dire, pour des personnes qui ici me connaîtraient depuis peu de temps, mon itinéraire de vie.

Fils d'ouvriers, à 20 ans j'étais gaulliste, sans pour autant le statufier. Je croyais que la nécessité d'améliorer le quotidien de tous en même temps s'imposerait au plus grand nombre, aussi bien chez les patrons que chez leurs salariés. Je croyais que l'envie de toujours gagner plus, le maximum, n'était pas forcément inextinguible, et que l'éducation globale de la société amènerait les uns- patrons- et les autres- salariés syndicats- à construire petit à petit une société où tous se sentent gagnants. Je pensais qu'il était normal de vouloir s'enrichir, méritant d’y parvenir, à condition d'accepter de participer à l'amélioration du bien-être de tous.

À l'époque dans les années 70, la France était encore toute rayonnante, malgré les soubresauts de la récente décolonisation. Je croyais que mon pays, via la francophonie qui véhicule la langue et les idées de Voltaire et des autres, resterait la vigie, le phare, voire l'inspirateur- guide du monde en parfaite entente avec les quelques autres principales nations du monde. À l'époque, il y avait un parti qui mettait en garde contre le capitalisme international et les multinationales que Giscard d'Estaing était accusé de considérer d'un oeil trop complaisant… En fait je déconne quand j'écris tout ça, car ça ne concerne que la moitié du monde. Dans le même temps j'étais totalement convaincu que l'autre moitié du monde allait un jour ou l'autre franchir le rideau de fer et nous passer à la moulinette. C’est pour cela que je suis entré dans la réserve de la Défense nationale, car je croyais et je crois encore que la défense est d'abord l'affaire de chacun.

Sur le plan politique, j'ai longtemps espéré et cru en Chirac. Au point de m'abstenir au second tour qui allait consacrer François Mitterrand en 1981. Au soir même du 10 mai 81, constatant la folle joie qui étreignait 50 % des Français, j'ai été sincèrement heureux que ceux-là aient au moins une fois dans leur vie le bonheur de gagner, quelqu'en pût être le prix par ailleurs. J'étais convaincu que ça ne durerait pas longtemps. En effet, deux ans après les électeurs de gauche purent commencer à se sentir cocus. Mais ce fut plus tard mon tour avec Jacques Chirac. Je n'ai pas aimé Nicolas Sarkozy quand il l’a lâché pour soutenir Balladur, mais j'ai dû convenir pendant le second mandat de Chirac que Nicolas Sarkozy était dans le vrai dans ses critiques.
C'est ainsi qu'après 30 années de politiques économiques bonnet blanc et blanc bonnet au gré des alternances gauche droite, j’ai en 2007 voté Nicolas Sarkozy.

Quel bilan je tire de son mandat ?
Je ne suis pas content de tout, et je suis aussi sensible que n'importe qui aux conneries qui ont émaillé sa présidence. Par conneries, j'entends les histoires de bling-bling, de style, de communication. Beaucoup plus profondément, je suis déçu par les résultats sur l'emploi. J'ai le sentiment qu'il a été cocufié par les patrons globalement, par les grandes entreprises en particulier. Mais le résultat est là, il en est responsable.

À son crédit, je mets la réforme des retraites, et surtout ce qui me semble considérable, la réforme des collectivités territoriales, qui doit être le début d'un bouleversement en profondeur de notre État centralisateur, pour une adaptation à l’ Europe en construction et au monde en devenir.

En face de ce bilan et de ce que je suppose de la suite s'il reste président, c'est-à-dire la continuation pure et simple de ce qu'il a commencé, je vois deux candidats et deux programmes possibles : François Hollande et Jean-Luc Mélenchon.

Le programme en 60 points de François Hollande me semble n'être qu'une variante de celui de Sarkozy. Il ne remet pas foncièrement en cause ce qui a été fait pendant cinq ans. Il n'annonce pas quelque chose d'extraordinaire. L'impression falote donnée par le candidat renvoie à la IVe république.

Par contre il y a beaucoup plus de rupture aussi bien avec le personnage qu'avec le programme Jean-Luc Mélenchon. Augmentation du SMIC, retraite à 60 ans, nationalisations, davantage de professeurs, et une VIe république, voilà de la vraie gauche qui nous rappelle le programme commun. Pour moi, ça tient trop malheureusement du discours d'un candidat qui ne craint pas d'avoir à mettre en oeuvre tout ce qu'il promet.

Enfin il me reste à lever la tête et à regarder ce qu’il se passe autour de nous en Europe et dans le monde. Je vois une mondialisation inévitable, car le développement exponentiel des technologies notamment de communication balaie tous les archaïsmes aussi bien dans nos têtes que dans les organisations humaines. Le printemps dans les pays arabes en est un premier effet. Dans ce contexte difficile, la construction de l'Europe, qui n'est qu'un bébé, me semble compliquée mais indispensable. À ce niveau, les opposants à Nicolas Sarkozy ne semblent pas proposer d'alternative crédible. Et nos plus proches amis européens passent encore bien plus durement la crise financière, exception faite de l'Allemagne.

En conclusion cette présidentielle qui pourrait bien être ma dernière pourrait m’être amère. En effet comme n'importe lequel d'entre vous j’ai un candidat idéal en tête, aussi bien une candidate. J'ai aussi depuis longtemps fait le deuil du monde dont je rêvais pour faire avec le monde tel qu'il est. Je crois aussi que ce n'est pas parce que ma génération a été nulle que celles qui arrivent le seront. Et après tout c’est à elles qu'il appartient de décider de demain. Dans l’immédiat, j'irai voter pour Nicolas Sarkozy, car c'est le seul qui me semble susceptible, quitte à faire aussi des conneries, à se bouger suffisamment le cul pour nous éviter de disparaître.


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